Un an de végétarisme: les questions les plus fréquentes


Un an de végétarisme: les questions les plus fréquentes

(En vrai ça fait plus d’un an que j’ai arrêté la viande, un peu moins que j’ai arrêté le poisson, du coup je fais une moyenne)

 

Il y a plus d’un an, pratiquement d’un coup, j’ai décidé que j’arrêtais de manger de la viande. Puis, quelques mois plus tard, d’un coup aussi, j’ai arrêté le poisson. Depuis je suis un régime végétarien et je m’efforce de m’y tenir. Et très honnêtement, je ne m’attendais pas à avoir autant de questions sur cette nouvelle alimentation. Du coup, comme c’est quelque chose d’important pour moi et qui intéresse pas mal les personnes que je rencontre, je me suis dit que j’allais faire un tour des questions les plus fréquentes qu’on me pose, des fois que le sujet t’intéresse aussi.

 

1. Mais attends, t’es pas végétarienne, tu manges des oeufs aussi!

 

La première fois que j’ai entendu cette remarque, j’ai été surprise, mais c’est vrai que j’ai le nez dans le sujet depuis tellement longtemps que j’oublie parfois que ce n’est pas le cas pour tout le monde, et qu’en vrai ce n’est pas du tout évident cette histoire.

Le végétarisme consiste à ne plus manger de chair animale, ce qui inclue la viande et le poisson, mais aussi les crustacées et les coquillages, ainsi que certains colorants (faits à partir d’insectes écrasés), ou la gélatine animale (faite à partir de cartilage il me semble).

Le végétalisme exclue la chair animale bien sûr, mais aussi tous les produits issus des animaux: par exemple les produits laitiers, les oeufs, mais aussi le miel.

Le véganisme comprend un régime végétalien, mais aussi un mode de vie qui exclue tous les produits non alimentaires issus d’animaux, comme la laine, le cuir, la soie, etc. Il s’agit de ne plus considérer l’animal comme une ressource pour l’homme.

 

Ce sont des définitions extrêmement sommaires et pas du tout exhaustives, si le sujet t’intéresse, n’hésite pas à poser tes questions en commentaires ou à faire tes propres recherches.

 

2. Mais comment t’as fait pour arrêter d’un coup ?

 

C’est vrai que quand je dis que j’ai arrêté d’un coup, ça a l’air de sortir de nulle-part, alors que pas du tout. Ca faisait des mois, voire plutôt des années que je me renseignais sur le sujet.

Il faut savoir que je souffre d’une certaine intolérance au gluten, j’ai déjà dû me priver de pas mal d’aliments ces dernières années. Il y a un moment où je me disais que jamais je ne pourrais devenir végétarienne, et encore moins végétalienne, parce que je me privais déjà assez comme ça.

Et puis il y a quelques temps, de plus en plus de vidéos et articles ont émergé pour dénoncer le traitement des animaux dans les abattoirs. Bien sûr, je savais plus ou moins que c’était pas joli, mais je me suis mise à lire sur le sujet et à vraiment prendre conscience qu’il allait falloir que j’arrête. Ce qui est loin d’être facile quand on vient d’une famille plutôt viandarde.

Et puis, un jour, chez mes parents, j’ai mangé un steak de veau. Dans la viande, je voyais quelques points de sang. Et je ne sais pas pourquoi, mais pour la première fois, j’ai senti que je mangeais quelque chose de mort. Je me suis forcée à terminer mais j’étais absolument écoeurée. Et je n’ai plus pu manger de viande depuis ce jour là.

Pour le poisson, ça a été nettement plus dur à arrêter. J’adore ça, et du coup j’ai dû me fixer une date à un moment, parce que continuer à en manger ne s’accordait plus avec ma conscience. Et étant donné que j’avais cette date en tête, ça a été beaucoup plus facile à accepter.

C’est comme ça que j’ai arrêté, mais c’est très personnel à chacun. Pour certaines personnes il faudra 5 ans, pour d’autres 5 minutes. L’important c’est de ne pas se mettre la pression et d’être indulgent.e avec soi-même: arrêter de manger de la chair animale revient à remettre en cause toutes notre éducation alimentaire depuis l’enfance, tous les schémas que nous avions construits. Mine de rien, c’est un sacré boulot.

 

3. Tu manges quoi du coup ?

 

Des graines !

Non je rigole.

Concrètement: beaucoup de légumes, des féculents, des légumineuses notamment, des fruits, du chocolat… J’adore aussi le tofu, mais juré c’est pas obligé.

On ne se rend pas compte à quel point la cuisine végétarienne ou végétarienne peut être riche. Tout simplement parce qu’on est habitué.e.s à catégoriser les aliments d’une certaine manière:

Viande ou poisson = élément principal de l’assiette
Légumes = accompagnement

Alors que non, hein, tu fais bien ce que tu veux en vrai ! Mais si tu as besoin d’idées, d’inspirations, n’hésite pas à fouiller dans les livres de cuisine qui pullulent en librairie et sur Internet, il y a de nombreux blogs de cuisine dédiés à la cuisine végane et végétarienne.

 

4. Pourquoi tu fais ça en fait ?

 

Je crois que c’est la question qu’on m’a posée le plus souvent. Je trouve que c’est une excellente question, qui me permet encore et toujours d’affirmer ma motivation.

En gros j’ai dégagé deux grandes raisons:

La première, c’est bien évidemment le bien-être animal. En fait, j’ai fini par réaliser un jour, pleinement réaliser, que mes plaisirs personnels ne pouvaient plus justifier le fait de les satisfaire aux dépends d’autres être vivants. Qu’il n’y a aucune raison pour que l’humain se retrouve au centre de tout et se permette d’exploiter d’autres espèces pour son bon plaisir. L’inconvénient de cette réalisation, c’est la culpabilité que ça engendre. Je suis encore loin d’être exemplaire, et par certains côtés je participe toujours à l’exploitation animale. Mais j’accepte cette culpabilité, parce qu’elle me permet de voir la réalité en face et d’être lucide sur mes propres comportements.

La deuxième, c’est l’écologie. Pour schématiser, on élève des animaux de manière intensive, et il faut bien les nourrir. L’élevage intensif consomme énormément de ressources et surtout engendre beaucoup de pollution (je n’ai pas les chiffres en tête, mais tu peux facilement les trouver sur Internet). De nombreux experts s’accordent sur le fait qu’en continuant comme ça nous mettons en danger notre propre espèce et l’avenir de la planète. Si tu ne te sens pas de devenir végétarienne, sache que ne serait-ce que diminuer ta consommation de viande ou poisson à une ou deux fois par semaine peut avoir un énorme impact.

 

J’ai encore beaucoup de choses à dire et je me rends compte que cet article est déjà très long. Du coup je te propose de t’écrire la suite dans une deuxième partie. Si en attendant tu as des questions, n’hésite surtout pas à me les poser en commentaires, je profiterai de la seconde partie pour y répondre.

 

Passe une belle journée !

Nessy

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